mon panier de broderie

Mais qu’est-ce qu’un Beco ?

C’est un acronyme que j’ai donné pour identifier en français ce que l’on appelle habituellement « UFO » dans le monde de la broderie anglophone. Alors si « UFO » signifie « Unfinished Objets » pour nommer les broderies non terminées, j’ai interprété et opté pour l’acronyme BECO(S) : Broderie en cours oubliée (es). N’est-ce pas plus sympathique ? Et de plus, c’est en français !

Si vous êtes comme moi, vous avez dans votre panier à ouvrage quelques broderies commencées qui attendent patiemment que vous leur donniez quelques minutes d’attention. Qui n’a pas suivi un cours ou un atelier et laissé le projet de côté pour se consacrer au nouveau cours ? Ou encore, on travaille sur une broderie et puis s’ajoute à notre panier un travail plus urgent comme un cadeau d’anniversaire qui naturellement doit être offert à temps. Il y a, aussi, ces travaux si fastidieux que l’on finit par se décourager et même ressentir une petite « écœurantite » et on les enfouit au fond de notre panier en espérant retrouver le désir d’y travailler un jour !

Est-ce que vous reconnaissez ces situations ? Votre panier à ouvrage regorge-t-il de ces BECOS ? En tout cas, c’est mon cas. Je sais pertinemment que je ne suis pas la seule qui possède une pile de BECOS, sans parler de ce que je pourrais nommer comme les TECOS pour les tricots en cours oubliés, et les CECOS pour les courtepointes. Voyez-vous où je veux en venir ? La plupart d’entre nous sont confrontés à cette réalité

 

Alors, comment remédier à cette situation ?  hydrangees

Quelle est la solution ? Pour ma part, j’ai trouvé deux, trois réponses à cette question. Tout d’abord, je vide le panier et j‘examine mes BECOS. La première question qui s’impose : est-ce que cette broderie me plait toujours ? Si la réponse est oui, je la place dans la pile A, sinon, je la mets de côté (je vous reviens avec des solutions). Puis, il est primordial d’évaluer le temps à accorder à ce travail pour le terminer. Parfois, je constate que quelques heures suffiraient pour finaliser une broderie. Ensuite, j’établis un tableau avec le nombre d’heures prévues pour chacun des BECOS et je détermine combien d’heures je veux consacrer à mes BECOS par semaine ou mois.

En ce moment, je travaille sur un BECO tous les dimanches en écoutant le football. Je sais ainsi que jusqu’au mois de février, je broderai en moyenne 5-6 heures par semaine afin d’achever des broderies commencées depuis très longtemps. Certaines pourraient décider de diminuer leur pile de BECO chaque lundi soir ou de façon aléatoire, choisir d’y accorder 3 heures par semaine au hasard. Parfois, je me tends une carotte au bout du nez ; si tu termines cette broderie, tu pourras te permettre de t’acheter cette grille ou ce fil. Tous les moyens sont bons pourvu que nous puissions achever ces broderies.

Mais que faire des BECOS qui ne nous plaisent plus ? Pour ma part, je récupère le plus de toile possible autour des motifs brodés. Il y a parfois suffisamment de tissu pour faire un biscornu, un marque-page, un bijou à ciseaux ou une trousse à aiguilles. Et puis, si la broderie est composée de petits motifs, je les découpe et les couds en applique sur un tissu ou une pochette.

Voilà ma façon de terminer mes BECOS. Avez-vous d’autres suggestions à partager avec moi ? Comment remédiez-vous à cette situation ? À moins que vous soyez très raisonnable et que vous vous concentriez que sur une ou deux broderies à la fois.

Pour conclure, je vous invite à participer à un défi. Chacune choisit un BECO et détermine une stratégie pour terminer cette broderie.

Mon défi : centre de table fini pour le 31 décembre 2016.  centre-de-table